L'insécurité grandissante à Mulhouse les derniers mois.

27 novembre 2019
Depuis plus d’un mois Mulhouse connaît une importante montée de l’insécurité. Fin octobre 50 individus se réunissaient à deux-roues lors d’un rodéo sauvage dans l’hyper centre mulhousien. Sans doute animés d’un sentiment d’impunité ils sont allés jusqu’à narguer les policiers municipaux devant le commissariat du centre-ville. Seuls quatre suspects ont alors été interpellés dont trois mineurs. 
Le 6 novembre une alerte à la bombe doublée d’une prise d’otage ont été signalées au lycée Roosevelt. D’importants moyens policiers et de sécurité avaient alors été déployés. Au bout de plusieurs heures on apprenait qu’il s’agissait en fait d’appels d’un ou plusieurs élèves en mal de sensations. Pour rappel ce même lycée avait déjà été évacué au mois de mai dernier pour les mêmes raisons. 
Le week-end du 16 et 17 novembre ce sont des menaces de commettre un attentat à la voiture bélier à Mulhouse qui ont créé la panique sur les réseaux sociaux. 
Le vendredi 22 novembre au soir un jeune juché sur sa moto cross a tragiquement trouvé la mort en voulant éviter un contrôle statique de gendarmes. Ce triste événement a été le déclencheur de regroupements dans différents quartiers de Mulhouse, à Bourtzwiller et au Drouot, le samedi 23 novembre. 
Dans le quartier sensible de Bourtzwiller ce ne sont pas moins de 30 jeunes visages dissimulés qui s’étaient regroupés armés de barres de fer et de bouteilles remplies de liquide inflammable. Un seul jeune a alors été interpellé, un ami du motard décédé scolarisé au lycée Bugatti à Illzach. 
Un peu plus tard dans la même soirée un groupe de 10 individus s’est rendu devant la compagnie de gendarmerie de Mulhouse pour une nouvelle fois en découdre avec les gendarmes. Les bâtiments de la compagnie de gendarmerie - siège et logements des militaires et de leurs familles- ont été la cible de tirs de mortier et de jets de pierres. Des menaces de mort ont également été proférées et certains jeunes se sont introduits au sein même du site militaire. 

Il semblerait que l’un des facteurs d’insécurité dans notre ville soit dû à l’impunité des mineurs. Les incidents que l’on peut répertorier dans les quartiers sensibles de Mulhouse sont commis par les mêmes personnes qui profitent de leur minorité pour éviter de lourdes peines. Quand ces jeunes ne sont pas en cours dans les lycées mulhousiens où pour certains ils font également régner la terreur - proviseur menacé de mort, voiture du chef de l’établissement incendiée - ils sont en garde à vue et s’en félicitent auprès de leurs copains quand ils daignent revenir en cours. Il n’y a plus de respect de la loi, plus de respect des forces de l’ordre. Désormais ne pas s’arrêter lors d’un contrôle est presque devenu normal pour certaines personnes, pire on revendique ces valeurs déviantes de notre société devant une gendarmerie sous forme de menaces.
Face à cette impunité délirante l’Etat doit agir et offrir de plus amples moyens aux forces de l’ordre. La police du maire doit également reconquérir tous les quartiers mulhousiens, renforcée par une politique municipale de tolérance zéro et cela grâce à l’augmentation des effectifs de policiers municipaux en remplacement des agents de la tranquillité publique. 

Christelle RITZ
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