Conseil Municipal de Mulhouse du 10/11/21 - Lutte contre les violences intra familiales et faites aux femmes - Christelle RITZ
10 novembre 2021
Madame le Maire,
Chers collègues,
L’observatoire des violences faites aux femmes a recensé 149 féminicides en 2019 et 202 en 2020. Les chiffres de 2021 n’ont pas encore été portés à notre connaissance mais il semblerait que les violences faites aux femmes soient toujours en nette augmentation et cela est très inquiétant.
Ce qui est inquiétant de même, alors que le gouvernement est pleinement mobilisé sur cette question, reste les faits de violence qui prennent des formes très diverses : des violences domestiques au harcèlement moral, des agressions sexuelles au cyber harcèlement qui peut avoir des conséquences tragiques - et j’ai ce soir une pensée émue pour Dinah et sa famille-, du mariage précoce et forcé , aux mutilations génitales féminines et au trafic d’êtres Humains la liste est trop longue….
Comment ne pas faire un parallèle avec l’immigration voulue par certains, subie par d’autres alors qu’elle est totalement incontrôlée aujourd’hui.
J’entends déjà certains qui me qualifie ici de reine des réseaux sociaux crier à l’outrage. J’aimerais leur répondre ce soir par quelques chiffres parce que non nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours où tout le monde est gentil et bienveillant. La réalité cachée par les œillères du bien vivre ensemble pour certains c’est 125 000 excisions par an en France, presque 200 000 en Europe, 52 % des viols commis dans la capitale par des étrangers, 60 % des agressions sexuelles dans les transports en communs parisiens sont le fait d’étrangers. Les chiffres mulhousiens que l’on dissimule au grand public mériteraient également d’être analysés de la sorte Monsieur Quin . Il semblerait qu’à Mulhouse les homicides et tentatives d’homicides envers les femmes soient en augmentation et les gardes à vues se multiplient de manière quotidienne. L’insécurité n’est plus un vil sentiment. Nous vivons avec au quotidien, délaissés par une justice à deux vitesses.
Le harcèlement de rue doit être considéré comme une véritable délit, les personnes condamnées pour des outrages sexistes inscrits au fichier des criminels et délinquants. A quand une application de la présomption de crédibilité aux victimes alors que le ministre de la justice est non pas le ministre des victimes mais des prisonniers ?
Les femmes sont hélas victimes d’autres formes de violences qui peuvent être de l’ordre d’un harcèlement et d’une discrimination dû à leur position dans la société ou encore leur étiquette politique. Ces discriminations sont également une forme de violence qui peut être régulière voire quotidienne et dont on ne fait pourtant pas assez état.
À Mulhouse, par exemple il ne fait pas bon se faire agresser avec une arme à la veille d’élections sous peine d’être harcelée pour obtenir un retrait de sa plainte et de voir un classement sans suite inédit et à la vitesse de la lumière pour ne pas faire de vagues. L’humain disparaît alors totalement au profit de quelques avides petites victoires politique tout comme il a été plusieurs fois le cas au sein même de ce conseil sous un autre règne dans les années 2012 et 13.
Tout ceci n’est évidemment pas sérieux.
Nous les femmes, quelques soient nos origines, notre religion, nos choix politiques devons exiger le respects des libertés fondamentales et nous battre pour refuser toutes ces forme de violences et leurs banalisation.
Merci

📍 Lors du Conseil municipal de #Mulhouse du 28 mai, vos élus Christelle Ritz, Céline Reant et Pierre Pinto ont défendu plusieurs dossiers essentiels pour l'avenir de Mulhouse : l'Orchestre National de Mulhouse, les tours Plein Ciel, la copropriété Robert Schuman, la mobilité des jeunes ou encore le développement économique. 🚌 Nous avons notamment rappelé à la majorité un engagement figurant clairement dans son programme : la gratuité des transports pour les moins de 25 ans. 💬 Aujourd'hui, on nous explique qu'il faut encore « prendre le temps de la réflexion ». 💶 Étonnant, lorsque l'on se souvient que le temps de réflexion a été bien plus court pour voter une augmentation de 51 % des indemnités de la première adjointe. ⚠️ Une promesse de campagne n'est pas un slogan. C'est un engagement pris devant les habitants. Les Mulhousiens attendent des actes, pas des effets d'annonce. Et ils peuvent légitimement s'inquiéter qu'au prochain budget, après les promesses non tenues, ce soit encore aux contribuables de faire les efforts. 💬 Pour notre part, nous continuerons à défendre une ligne simple : respect de la parole donnée, maîtrise des dépenses publiques et défense des intérêts des Mulhousiens.









